Méditation

Méditer

Cultiver et Se familiariser avec

Se familiariser avec une nouvelle manière d’être.
C’est-à-dire traduire les circonstances extérieures en bien-être ou en mal-être,
et vous cultivez des qualités comme la liberté intérieure ou l’amour altruiste (ex. aimer son enfant par exemple se concentrer sur cette idée, aller de l’avant sur cette idée-là)

Commencer par le plus facile : naviguez par un jour de beau temps, pour cultiver l’amour altruiste, penser à un enfant innocent qui vient vers vous, les yeux lumineux, vous le prenez dans vos bras et vous n’êtes qu’amour vis-à-vis de cet enfant. Au lieu que ça ne dure que 30’ et que vous pensiez à autre chose après vous allez cultiver, nourrir cela pendant 10, 15, 20 minutes et si ça commence à devenir opaque vous le ravivez, si vous êtes distrait vous y revenez, vous le cultivez comme on fait des gammes de piano ou de l’exercice physique.

L’entrainement, l’ascèse, signifie simplement s’exercer.
Et effectivement, on dit au début, rien ne vient parce qu’on fait des efforts et ça n’a pas l’air de changer, au milieu rien ne reste parce que ça vient de temps en temps puis ça s’en va, et à la fin rien ne part parce que ça devient une seconde nature.

Se transformer soi-même pour mieux servir les autres.

Il y a un aspect de légèreté vis-à-vis de ce qu’on appelle les préoccupations mondaines : c’est-à-dire le gain, la perte, la louange et la critique. Comme des lamas, certains me disent que je suis un loup déguisé en moine – absurde – certains disent que je suis un Dieu vivant – absurde – je suis un simple être humain, effectivement ça donne une certaine légèreté.
Si on a rien à perdre, rien à gagner tout à partager, on s’inquiète pas trop.

Victor Hugo : « Il n’y a rien de plus puissant qu’une idée dont le temps est venu. »

Je suis persuadé que c’est l’altruisme, osez l’introduire à l’école, dans une économie positive, l’environnement, c’est une question d’altruisme et d’égoïsme. Parce que les générations suivantes nous diront vous le saviez et pourtant vous n’avez rien fait. Ça se résume à l’égoïsme et à l’altruisme vis-à-vis de ces générations à venir.

La violence diminue.

L’altruisme est une valeur dont nous avons besoin.

Joie de partager.

Nos émotions et nos pensées conditionnent notre approche du monde : tout ce que nous vivons, nous l’expérimentons à travers notre esprit. Les méditations (car elles sont infinies) sont des outils pour aller observer et comprendre ce qui se passe.
On peut comparer notre esprit à la flamme d’une bougie, nos émotions et nos préoccupations quotidiennes au vent. Une fois ces préoccupations et émotions apaisées, la flamme de l’esprit stabilisée éclaire les constructions mentales qui apparaissent sous un nouveau jour. Le voile qui était devant nos yeux tombe petit à petit. Et plus nous reconnaissons dans la réalité qui nous entoure le reflet de notre esprit (son état d’Être), plus notre vision du monde et de nous même se modifie. La méditation nous invite à ne pas nous identifier à ce que nous percevons afin d’arrêter de n’être que réactif pour « être ». L’esprit modifie ainsi son rapport au monde jusqu’à réaliser à quel point il participe à sa création. Elle nous démontre séance après séance qu’il est le chemin.
Nous ne pouvons nous passer des sens pour avoir accès à la connaissance qui fait de la méditation une pratique très « corporelle ».

« Lorsque le méditant se met à l’écoute de ses sensations physiques, de ses émotions et de ses intuitions, c’est d’abord grâce à son corps qu’il qu’il accomplit l’acte de connaissance. Ainsi, la vraie compréhension est peut-être celle qui passe par le corps. Ce savoir là emprunte un savoir différent de celui des mots et des idées, car il est composé d’une autre étoffe que le savoir qui est logé dans notre cortex de singe pensant. Du coup, une connaissance pénétrante, ineffable, native vient à notre rencontre de façon insoupçonnée » F.Rosenfeld, psychiatre.

Au service de cette connaissance, nous avons ces sens que nous pensons trop souvent comme séparés, alors qu’il fonctionnent en synesthésie (fonctionnement synchrone de différents centre cérébraux, de sorte que les cloisons entre les sens sont abolies et les capacités de perception démultipliées). Nous pouvons ainsi voir des sons (Franz Litszt percevait des couleurs quand il entendait de la musique), entendre de la lumière, percevoir des champs énergétiques etc...

La méditation ne nous propose pas de chercher absolument une expérience agréable, ce n’est pas toujours le cas. Il s’agit d’accepter ce qui est là. Par contre, lorsque nous acceptons cette expérience sans nous identifier à la teneur de l’expérience mais en étant pleinement conscient de cette teneur, la teneur elle-même de l’expérience n’est plus vécue de la même manière. Au sujet de la douleur, Jon Kabat-Zinn nous dit : « Si vous accéder à la pure conscience au milieu d’une douleur, même pour un très bref instant, le relation que vous entretiendrez avec votre douleur se modifiera instantanément. Elle ne peut pas ne pas changer ». Et il en est ainsi de même pour tout ce qui nous arrive dans notre vie : nous ne sommes pas l’expérience et notre manière de l’accueillir va conditionner notre état d’être.

Cet accueil se trouve conditionné par notre ego, fonction psychologique qui nous permet de dire « je » mais qui finit souvent par nous enfermer dans une identité trop étroite. Cet ego, que nous appelons dans le langage courant notre personnalité, n’est donc pas une chose mais un mode de conscience, une activité. Face à une expérience (événement, pensées, émotions...) nous réagissons de telle ou telle manière en nous catégorisant : ça c’est moi, ça ce n’est pas moi. Or, quand nous commençons à nous définir, la tendance est de fixer nos caractéristiques comme étant des vérités. Nous pouvons alors nous enfermer dans dans des structures de croyances personnelles étroites qui figent notre identité. Nous nous immobilisons dans des attitudes qui nous sclérosent, nous défendons un territoire imaginaire, pensant que notre survie en dépend. Cette attitude finit par bloquer notre créativité, notre faculté d’ouverture, notre force vitale. Pourquoi penser que notre identité est fixe ? La vie est mouvement, rien n’est immuable. Il ne faut cependant pas considérer l’égo comme un ennemi : il est un niveau de conscience parmi d’autres.(cf.Ennéagramme)

Comme un astronaute qui observe la terre depuis l’espace, la méditation permet de nous observer de plus haut, avec du recul et de surtout, nous percevoir dans notre globalité (corps, pensées, émotions, réactions, conditionnements...). À la fois présents à nous même, centrés et témoin de ce qui se passe nous le sommes également de ce qui nous entoure, de ce qui nous relie à plus grand que nous.

La méditation développe notre intuition et notre conscience de la globalité : lorsque nous sommes dans notre ici et maintenant, nous sommes dans l’ici et maintenant de tout. Elle peut nous amener à un état de conscience non locale, non fragmenté. L’information ne voyage pas, ne transite nulle part, elle est là, tout le temps accessible.

Interview de Matthieu Ricard

   

La méditation est largement connue pour réduire le stress et l’anxiété, mais maintenant, la science a prouvé qu’elle pouvait aider à prévenir la maladie. Dans une étude, les chercheurs ont constaté que la méditation produit des changements positifs durables à la fois dans le cerveau et le système immunitaire.
Souvent recommandé pour soulager le stress et la douleur de la maladie chronique, elle peut aider les pratiquants à accepter les pensées et les sentiments comme ils arrivent et approfondir la prise de conscience des émotions positives telles que la compassion.

L’équipe de recherche, dirigé par Richard Davidson, professeur de psychologie et de psychiatrie, a conclu que la méditation produit des effets biologiques. Le groupe expérimental, composé de 25 participants, a reçu une formation de méditation de Jon Kabat-Zinn, qui a développé un programme de réduction du stress. Ils ont assisté à des cours de méditation hebdomadaire ainsi qu’une retraite de sept heures ; ils ont aussi pratiqué à la maison pendant une heure par jour, six jours par semaine. Ceux du groupe de contrôle ne méditent pas au cours de l’étude.

Les chercheurs ont ensuite mesuré l’activité électrique dans les parties avant des cerveaux des deux groupes, la superficie qui correspond à l’émotion. Des recherches antérieures ont montré que le côté gauche de cette zone devient plus actif que le côté droit quand une émotion positive est expérimentée, un modèle aussi associée à l’optimisme. L’étude a montré une activité accrue dans le côté gauche chez les méditants, beaucoup plus que dans le groupe contrôle, ceux qui ne méditent pas.

Ce groupe expérimental a également développé une fonction immunitaire plus forte que ceux du groupe témoin. Tous les participants ont reçu un vaccin contre la grippe à la fin de la période de huit semaines de l’étude. Puis, à quatre et huit semaines, leur sang a été testé afin de mesurer les niveaux d’anticorps qu’ils avaient produits contre le vaccin.

Si tout ceux qui ont participé à l’étude avaient un plus grand nombre d’anticorps, les méditants ont eu une augmentation significativement plus importante que le groupe contrôle. "Il est surprenant qu’une telle intervention à court terme pourrait produire un changement."

 

 

 

 

 

 

 

 

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