André Antoine

(1858-1943)

 

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1887 : Théâtre-Libre d’André Antoine : le Théâtre-Antoine
→ 1897 : puis il ira à l’Odéon.

1893 : Création de Mademoiselle Julie au Théâtre Libre d’Antoine.

Son ouvrage : "L’Invention de la mise en scène". Antoine : « L’art de dresser sur les planches l’action et les personnages imaginés par l’auteur dramatique. »


Boule de Suif, texte de Maupassant, m.s. A. Antoine, Théâtre Antoine, Paris.

1er avril 1903 : « Causerie sur la mise en scène » d’André Antoine, in Revue de Paris.
→ sens nouveau à la mise en scène - moderne - art qui vient de naître.
Combinaison de ces 2 aspects : matériel et immatériel.
Création d’une vision du monde → représentation = nouvelle œuvre théâtrale.

Antoine présente sur scène des "tranches de vie", l'acteur doit vivre une action et non plus représenter une fiction. L'effet vocal gratuit est supprimé, on parle parfois à voix basse au lieu de claironner l'ensemble du texte. Il est interdit de s'avancer sur le proscenium pour débiter une tirade de face, il arrive même que l'acteur joue de dos - il imagine au niveau du rideau le quatrième mur qu'avait défini Jean Jullien, un mur "transparent pour le public, opaque pour le comédien." (1) ; il s'assied, marche, se comporte sur le plateau comme un homme de la vie réelle et non pas comme un sociétaire de la Comédie-Française. (voir aussi Stanislavski)

Grâce au décor réaliste, l'acteur oublie qu'il est sur une scène ; il agit vis-à-vis de ses partenaires et ne fait pas de clins d'oeil aux spectateurs.

(1) Jean Jullien, Le Théâtre vivant, Paris, G. Charpentier et Fasquelle, 1892, p.11.

 
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