La Cerisaie

(1903)

d'Anton P. Tchekhov (1860-1904)

mise en scène Matthias Langhoff, 1981 & 1984

Un homme vient accueillir et saluer les voyageurs, il s’endort; et de fil en aiguille, il se retrouve acquéreur d’un domaine, à un prix prohibitif pour le fin commerçant qu’il est. Et tout ceci parce que la propriétaire revient de Paris pour chercher de l’argent alors que tout le monde croit qu’elle en apporte.

Manfred Karge, in Acteurs, n° 20,
Paris, août-septembre-octobre 1984, p. 33.

 

Des miroirs latéraux laissaient croire que le paysage se prolongeait de chaque côté. Lorsque les personnages traversaient la scène, ils étaient captés par les miroirs et donnaient l’impression de traverser le paysage. Les spectateurs crurent à une projection filmique.

Matthias Langhoff à O. Aslan, 4 avril 1990

 

Matthias aimait beaucoup Ranevskaïa, et nous nous sommes bien entendus sur ce personnage excessif. Aristocrate peut-être, noceuse, mais une véritable amoureuse. J’avais les jambes entortillées dans des bandes à varices, mais je sautais sur la balançoire dans un état d’ivresse et de vertige. Et Ranevskaïa risquant de se rompre le cou et riant de la jouissance du danger ; c’est la métaphore du travail avec Matthias : on se jette dans le vide, on est dans un grand désarroi. Au troisième acte, la musique était insistante, jusqu’à nous empêcher de nous entendre sur le plateau. Nous étions entraînés dans une espèce de danse macabre.

Ch. Cohendy à O. Aslan, 19 septembre 1990

 

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