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La Cerisaie

(1903)

d'Anton P. Tchekhov (1860-1904)

mise en scène Giorgio Strelher, 1974-1976

Il y a trois boîtes, l’une dans l’autre encastrée, la dernière contient l’avant-dernière, l’avant-dernière la première. La première boîte est celle du « vrai » (du vrai possible qui, au théâtre, est le maximum du vrai) et le récit est humainement intéressant […] ; son intérêt réside […] dans la façon de montrer comment vivent réellement les personnages et où ils vivent. […] La deuxième boîte est en revanche la boîte de l’histoire […]. Ce qui intéresse le plus ici, c’est le mouvement des classes sociales dans leur rapport dialectique. […] La troisième boîte enfin est la boîte de la vie. La grande boîte de l’aventure humaine […]. C’est une parabole « éternelle ». […] Chacune de ces boîtes a sa physionomie et son danger. La première comporte le danger de la minutie pédante […] du récit vu à travers le trou de la serrure. […] La seconde c’est le danger d’isoler les personnages en symboles historiques […]. La troisième risquerait de ne devenir qu’abstraite. Seulement métaphysique, presque hors du temps.

Giorgio Strelher, Un théâtre pour la vie,
(Per un teatro umano, 1974), Paris, Fayard, 1980, p.311-12

 

 

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