NOVEMBRE 2008
« Le théâtre est un dialogue entre des corps et non entre des têtes.»
Heiner Müller, Fautes d'impression, 1991
Pour celles & ceux que ça intéresse, Fi Théâtre réunit un groupe pour aller au Théâtre Garonne de Toulouse, le 14 novembre 2008, voir Qui a peur de Virginia Woolf ? d'Edward Albee par la compagnie de Koe, avec tarif de groupe préférentiel, of course !La compagnie De Koe a été créée en 1989 par Peter Van den Eede et Bas Teeken, diplômés du conservatoire d’Anvers. De Koe est une compagnie d’acteurs et de créateurs qui s’efforcent sans cesse de laisser tomber tous les petits trucs du métier, de prendre le public à bras-le-corps et de se mettre à table, en tant qu’acteurs, en tant que créateurs et en tant qu’hommes. "En termes de dramaturgie, de composition et de forme, chaque représentation cherche à rompre radicalement avec la précédente, ce qui met parfois à mal les règles sacrées du théâtre. Les codes et les conventions sont bousculés, dans le but bien précis d’en finir avec le maniérisme, le faux sérieux, de débarrasser le théâtre de son pseudo intellectualisme, de provoquer de petits bouleversements, d’ironiser mais aussi d’émouvoir, de détruire mais aussi de créer. Déranger. C’est exactement ce que doit faire le théâtre s’il veut échapper à sa propre mort." (Stefaan Van Brabandt et Peter Van den Eede ) |
![]() |
Lien : les écrivains de plateau
MERCI ARISTOTE Dans son récent ouvrage, Aristote ou le vampire du théâtre occidental (Aubier, 2007), Florence Dupont entreprend de régler son compte à Aristote, et en particulier à sa Poétique. Elle attribue à ce bref traité une force prodigieuse, puisque le petit manuel aura su, par la puissance de quelques phrases, enrôler dans sa légion démoniaque tout ce que notre Occident a compté de professeurs, de théoriciens, de philosophes, et bon nombre d’artistes subornés, pour sucer le sang du théâtre et le vider de sa vie. Nous voilà appelés à nous désensorceler de ce que nous avons cru apprendre de Goldoni, Diderot, Talma, Hegel, Nietzsche, Zola, Antoine, Stanislavski, Reinhardt, Brecht, Dort, Vitez, Ricœur, Müller – que Florence Dupont exorcise sans ménagements, avec quelques autres. N’entrons pas dans le détail de l’argument – parfois très savant, mais ailleurs plus rapide, mal informé, voire déloyal par excès de polémique. Cherchons plutôt à interroger la visée de l’entreprise : son sens. Au profit de quoi opère cette rage liquidatrice ? Du jeu ? C’est mal connaître les acteurs. Ils sont souvent enamourés, enivrés, exaltés du poème, de la phrase et du dire – non comme privation du jeu, mais comme un des lieux où le jeu précisément s’enracine et s’emporte. Le jeu n’est pas un espace déserté par les tempêtes de l’intelligence. Jouer, c’est jouer avec les mots, les idées – et les sentiments ou les émotions, bien sûr. Mais les émotions ne sont privées de sens que par une pensée très pauvre. Le corps pense, il interprète, il comprend et donne à comprendre, il sémantise et critique les significations. Le jeu est une grande pensée, un régime supérieur d’intellection qui s’articule aux joies et souffrances du vivant. Se priver de cela, c’est éteindre la pulsion intime qui anime les scènes. Et le texte est un de ces allumeurs de forces – pas le seul, mais pas le moindre. Denis Guénoun |
|
Exemples de film d'animation |
|
|
Lien vers l'histoire des choses Lien vers Festival O.F.N.I. |
Denis Lavant : acteur total...
Vers la page d'accueil du mois d'octobre 2008
Fi Théâtre recherche des personnes intéressées par la vente de spectacle(s). N'hésitez pas à nous contacter